Setaria megaphylla

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Setaria megaphylla

Habitat & Ecology

Herbe fréquente en forêt, dans les jachères, en lisière ou sur le bord des routes où elle forme parfois des peuplements denses. Peu ou pas appétée par les bovins. Banale dans toutes les zones forestières humides de l'Afrique tropicale.

Description

Ligule ciliée, limbes linéaires-lancéolés, progressivement atténués aux deux extrémités, jusqu'à 1 m de long et 8 ou 9 cm de large, généralement glabres, fortement plissés.
Herbe pérenne très robuste, atteignant plusieurs mètres de haut, chaumes dépassant 1 cm de diamètre à la base. Feuilles à gaines striées, plus ou moins persistantes à la base et pubes-centes, à poils tubercules à la base. Inflorescence allongée, en panicule étroite atteignant env. 60 cm de long et 15 cm de diamètre, ramifications espacées à la base, puis de plus en plus rapprochées;
branches secondaires solitaires ou plus ou moins fasciculées, les inférieures pouvant atteindre une vingtaine de cm de long; ramifications tertiaires de quelques centimètres portant soit directement des épillets, soit des petites racèmes de 2 à 5 épillets.
Épillets oblongs lancéolés, de 3 mm de long, glume inférieure obtuse, à 3 nervures, moitié aussi longue que l'épillet, la supérieure à 5 nervures, un peu moins longue que l'épillet. Fleur inférieure neutre, lemma à 5 nervures, elliptique, acuminée, paléa souvent réduite. Fleur supérieure oblongue, acuminée, brune à maturité, glumelles coriaces, lisses ou à peine rugueuses.

Taxonomy

La distinction entre S. megaphylla et l'espèce voisine S. Chevalieri paraît difficile, d'autant plus que ces deux espèces se rencontrent dans les mêmes stations. Tous les intermédiaires existent en ce qui concerne la longueur des branches de l'inflorescence et le caractère dressé ou pendant de celles-ci qui semble dépendre beaucoup de l'état de maturité et de l'heure du jour.

Un certain nombre d'échantillons cités dans la F.T.A. comme appartenant à l'une ou l'autre de ces espèces, et que nous avons pu voir, appartiennent en réalité manifestement à une seule:
  • Dalziel 8427. — Zenker 1547. — Bates 135. — Pobéguin 1733 et 1733 bis. — Chevalier 11282 (comme Setaria Chevalieri).
  • Dybowski 130. — Mann 110. — Jardin 232. — Griffon du Bellay s.n. — Lecomte s.n. (comme Setaria megaphylla).

D'autres spécimens du Sénégal, appartenant à une plante à inflorescence beaucoup plus lâche, à branches très flexueuses, pourraient constituer une autre espèce (Adam 2972, 2990, 3314, 5270, 6879).

En ce qui concerne le Gabon, l'espèce Chevalieri basée sur l'échantillon Chevalier 11282 ne semble donc pas devoir être maintenue, et toutes les plantes récoltées se rattachent à l'espèce megaphylla.

Une étude plus générale serait nécessaire pour déterminer la délimitation exacte ou la validité des deux espèces.

Citation

in F.T.A. IX. 1930
CHEVALIER - in Mission Chari-Lac Tchad
STAPF. ex CHEVALIER in Soudania 1. 1911
Steud. - in Syn. Pl. Glum. l. 1855
Franch. - in Contr. Fl. Congo Fr.. 1896
ANDERSS & PETERS in Reise Mossamb., Bot. II. 1854