Synandrodaphne paradoxa

Primary tabs

Synandrodaphne paradoxa

Bark

Écorce grise ou un peu rougeâtre, réticulée, très pubescente ou même hirsute à l'état jeune, glabrescente ou glabre ensuite, renfermant de longues fibres solides, argentées à la cassure;
bois assez dur, terne.

Description

8-15 à 25-30 fleurs très densément involucrées par 5-15 bractées foliacées ou un peu scarieuses, légèrement carénées, ovales-arrondies, ovales-lancéolées ou lancéolées-apiculées, de 5-10 mm de long, sur 3-8 de large, couvertes d'une très dense pubescence soyeuse-argentée. Dans le jeune bouton floral, les anthères ovoïdes allongées sont logées dans les échancrures du tube androécial;
au cours du développement les filets s'allongent pour atteindre 1 à 1,5 fois la longueur du tube, et les anthères sont ainsi largement exsertes.
Ovaire à deux loges.
Marges du limbe le plus souvent planes.
La plupart du temps une seule graine développée, très fusiforme, ovoïde à sa base, à testa brune ou noirâtre, densément couverte de poils raides, courts, jaunâtres ou dorés, présentant une zone déprimée plus glabre où apparaît souvent la structure fibreuse de la testa. Écorce grise ou un peu rougeâtre, réticulée, très pubescente ou même hirsute à l'état jeune, glabrescente ou glabre ensuite, renfermant de longues fibres solides, argentées à la cassure;
bois assez dur, terne.
Ce tube, cylindrique, se termine apicalement par 4 (parfois 5) lobes, eux-mêmes largement rectangulaires, arrondis au sommet et mucronés ou apiculés, très densément velus-soyeux. Sous-arbuste de 40-80 cm, peu touffu, à rameaux droits (et dressés?), peu feuillé ou dénudé à la base. Filets et anthères glabres.
Feuilles alternes, distiques, pétiolées, sans stipules. Nervures latérales 5 à 10 de chaque côté, d'abord droites à 45° env. de la principale, puis régulièrement infléchies vers l'apex au bord du limbe auquel elles deviennent subparallèles, les supérieures généralement anastomosées très finement;
réseau tertiaire très fin, donnant un réticule irrégulier visible par transparence.
Pétiole de 3-5 mm, à peu près cylindrique, non ou peu canaliculé, densé-ment couvert de poils raides, gris. Limbe membraneux très fin, oblong ou ovale-oblong, symétrique, à grande largeur située vers le milieu, régulièrement atténué-cuné à la base, très entier, glabre ou glabrescent, légèrement discolore, de 5-10 cm de long, 2-4 de large, apiculé au sommet;
apex triangulaire, aigu.
Nervures bien visibles sur les deux faces, souvent un peu saillantes sur la face supérieure, grises-argentées face inférieure (nombreux poils très courts, raides, apprimés). Inflorescences terminales sur les rameaux feuillés, situées à l'aisselle des feuilles supérieures et paraissant tout à fait sessiles, ou portées par des pédoncules plus ou moins longs, défeuillés secondairement, constituées par 1-2 pseudo-capitules étroitement jointifs ou séparés l'un de l'autre;
pédoncules densément pubescents-hirsutes ou même un peu velus-soyeux au sommet.
Embryon inclus dans deux cotylédons épais, acuminés;
albumen absent ou peu abondant.
Fleur adulte à tube de 2-4 mm env. de long;
filets (alternant avec les lobes) de 5-10 mm; anthères introrses, dorsifixes de I-I,5 mm de long.
Androcée caractéristique, à 4 (parfois 5) étamines à filets soudés sur la paroi externe d'un tube androécial occupant, autour de l'ovaire, le centre de la fleur. 4 sépales presqu'entièrement libres, les deux externes (opposés à la bractéole axillante) largement ovales, un peu en cuiller, de 4-5 mm de long, 2-3 de large, couverts de longs poils soyeux extérieurement, subglabres intérieurement;
les deux internes un peu plus petits et plus étroits (très rarement 4 sépales + 1 sépale squamiforme beaucoup plus petit).
Ovaire globuleux-sphérique, sessile et largement solidaire du réceptacle, peu ou non solidaire du tube androécial, couvert de longs poils soyeux. Style filiforme mais assez épais, exserte même dans la fleur très jeune;
stigmate globuleux-aplati, papil-leux, exserte mais moins que les étamines dans la fleur adulte.
Fruit également très caractéristique, très petit (moins de 5 mm), en capsule bivalve, déhiscente par deux fentes situées dans le diamètre opposé à celui de la cloison ovarienne;
valves galbées ou un peu carénées, portant intérieurement la trace de la demi-cloison, souvent à marges épaissies et fortement ciliées.

Distribution

Afrique intertropicale present, depuis le Cameroun jusque dans l'Oubangui present, frontières nord et est du Gabon present
L'espèce est actuellement représentée par des récoltes isolées depuis le Cameroun jusque dans l'Oubangui; c'est le genre de Thyméléacées d'Afrique intertropicale qui a la plus étroite répartition. Cette plante a été récoltée très près des frontières nord et est du Gabon.

Citation

Lanjouw et coll. 1961: – Regn. Veget. 23: 289
Staner 1936: – Ann. Soc. Sc. Brux. B. 56: 242
-empty team- 1921: – Pflanzw. Afr. 3: 628