Lauraceae

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Lauraceae

Description

Appareil végétatif soit herbacé (Cassytha) soit ligneux. Ainsi, le genre Cassytha se sépare de tous les autres de cette famille par son aspect: fines tiges volubiles, sans feuilles, et par son mode de vie: parasite à la façon des Cuscutes. Par contre, les autres Lauraceae sont des arbustes ou des arbres parfois très grands: Beilschmiedia congolana Robyns et Wilczek atteint 50 m de haut avec un fût de 30 m de long et 90 cm de diamètre à la base. L'écorce est souvent aromatique et peut être utilisée comme condiment à la manière de celle du Cannellier de Ceylan (Cinnamomum zeyla-nicum Nees) autre Lauracée introduite dans les cultures. Les feuilles sont toujours simples, sans stipules, à limbe entier (du moins dans les espèces africaines) ordinairement persistantes et souvent coriaces , avec un pétiole canaliculé dessus. Le plus souvent elles sont glabres et brillantes; cependant certaines espèces du genre Beilschmiedia ont les feuilles pubescentes sous les nervures comme B. Corbisieri Robyns et Wilczek ou tomentelleuses sous les nervures comme B. alata Rob. et Wilcz. ou même tomen-telleuses sur toute la face inférieure comme B. fulva et B. congolana des mêmes auteurs. La nervation est penninerve, rarement palminerve. Des poches sécrétrices isolées dans l'épaisseur du limbe donnent parfois des ponctuations±visibles à la loupe par transparence: B.fulva Rob. et Wilcz., B. Mannii (Meissn.) Benth. et Hook. les montrent dans les feuilles jeunes, minces. Quelques espèces présentent un limbe auriculé ou ± cordé à la base. Les inflorescences sont axillaires, subterminales. Ce sont, pour les espèces africaines, des grappes de cymes, à ramifications ± velues, avec bractées. Les fleurs, parfois odorantes, sont toujours petites, de i à io mm de long, trimères, rarement dimères, hermaphrodites, polygames ou dioïques, régulières. Les divisions du périanthe sont sépaloïdes mais parfois aussi colorées en jaune ou en rouge; ces tépales sont libres, insérés en deux cycles de trois pièces sur un réceptacle en coupe de forme variable. Le tépale médian du ier cycle est postérieur; la préfloraison est imbriquée ou valvaire. L'androcée comprend quatre verticilles de trois pièces chacun ; le plus souvent, les deux verticilles externes, soit 6 étamines, sont de forme voisine, avec les anthères introrses; le 3e verticille est accompagné de deux masses de tissus mous, dites glandes, arrondies ou réniformes, soudées au filet ou au réceptacle; les anthères sont latérales ou extrorses dans les espèces africaines. Parfois (Hypodaphnis) les glandes sont fixées au filet du 2e cycle. Quant au 4e cycle, il est représenté par des staminodes±développés, parfois nuls. Fréquemment le 3e cycle est stérile; le 1er et le 2e peuvent l'être également mais jusqu'à présent dans des genres non africains. La division des Lauraceae en tribus par Nées von Esenbeck 1836) n'était pas basée sur l'androcée. Par contre, les auteurs ayant étudié la famille après Nees ont fondé les définitions des genres et des tribus surtout sur les caractères staminaux. La connaissance précise des étamines est donc nécessaire pour l'étude de toute Lauracée. C'est ainsi que les anthères pouvant comporter une, deux ou quatre loges polliniques fermées par un, deux ou quatre clapets, on peut en tirer une première division en trois sous-familles. Ce mode très particulier de déhiscence des anthères est caractérisé par des valvules discoïdes obturant la loge pollinique ; ces valvules se détachent circulairement par la partie inférieure pour donner issue au pollen et restent longtemps après l'ouverture relevées et retenues par un bord sur le haut de la loge vide ; il est commun aux Lauraceae, Berbéridaceae et à certaines Monimiaceae. Le pistil est au contraire très uniforme dans toute la famille, toujours formé d'un ovaire supère (infère chez Hypodaphnis) à une seule loge uniovulée (rarement à 2 ovules) surmonté d'un seul style (du moins dans les genres africains) avec stigmate effilé ou capité. L'ovule est anatrope, pendant. Le fruit est une baie ou une drupe, libre ou enveloppée entièrement ou partiellement dans le calice accru. La graine est sans albumen, l'embryon est droit, à cotylédons charnus, plans-convexes, à radicule supère.A
A. R. FOUILLOY 1965: FLORE DU GABON, 10 LAURAGÉES MYRISTICACÉES MONIMIAGÉES. – PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DU GABON ET SOUS LA DIRECTION DE A. AUBRÉVILLE MEMBRE DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES D'OUTRE-MER PROFESSEUR AU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

Taxonomy

Les genres de Lauraceae représentés au Gabon peuvent se grouper dans trois des sept tribus retenues par Lemée (Dictionnaire VIII b (1943) 124).B
B. 1943: VIII b: 124

Notes

(4 genres, 30 espèces)C
C. R. FOUILLOY 1965: FLORE DU GABON, 10 LAURAGÉES MYRISTICACÉES MONIMIAGÉES. – PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DU GABON ET SOUS LA DIRECTION DE A. AUBRÉVILLE MEMBRE DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES D'OUTRE-MER PROFESSEUR AU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE