Gnidia

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Gnidia

Description

Grands arbres, arbustes ou arbrisseaux à rameaux dressés souvent simples, souvent herbacés , droits ou touffus, parfois à port éricoïde (Afrique du Sud surtout) souvent à souches épaissies émettant des rejets ligneux ou herbacés (chaméphytes). Écorce variable, lisse ou rugueuse, lenticellée ou non, mais comportant presque toujours des fibres longues et très solides. Bois à vaisseaux fréquemment groupés en petit ilôts (Leandri). Feuilles le plus souvent alternes, mais parfois opposées, les supérieures surtout, chez quelques espèces (Englerodaphne), à limbe de faibles dimensions , plat et membraneux ou aciculaire et coriace, variable (quelques cas d'hétérophyllie). Inflorescences plus ou moins complexes de 2-3 à plus de 50 fleurs, généralement capituliformes (« capitules » terminaux ou latéraux, corymbes de « capitules », « capitules » composés), parfois ombelliformes. Inflorescences presque toujours très nettement et étroitement involucrées, feuilles et bractées involucrales pouvant tomber après la floraison et rarement absentes (Englerodaphne). Fleurs hermaphrodites (mais monoécie oudioécie existant accidentellement), tétra ou pentamères (ou les deux ensemble), généralement portées par un pédicelle beaucoup plus court qu'elles, glabre, velu ou hérissé de longues soies raides et argentées. Tube du périgone cylindrique , à base et gorge élargies, marqué d'une suture (articulation) très nette dès le bouton floral, et généralement située dans la moitié proximale, un peu au-dessus de l'ovaire; le tube est glabre, pubescent ou hérissé de soies, et ses deux parties peuvent être, de ce point de vue, très différentes; au moment de l'anthèse, la partie supérieure du tube se détache de la zone qui entoure l'ovaire. Sépales toujours beaucoup plus courts que le tube , dressés ou étalés, colorés de façon brillante. Pétales quelquefois aussi grands que les sépales, membraneux ou charnus, mais, le plus souvent, beaucoup plus petits, lamellaires, squamiformes ou glandulaires, ou encore non individualisés. Étamines à anthères presque toujours sessiles et incluses, disposées en deux rangées nettement séparées l'une de l'autre, les étamines supérieures épisépales, leur partie distale seule un peu exserte à la gorge du tube. Ovaire sessile ou très indistinctement pédicellé, petit, glabre, pubescent ou cilié, uniloculaire. Style un peu excentrique, assez court. Stigmate généralement papilleux, et inclus; disque hypo-gyne lamellaire, cupuliforme ou en languette, toujours très réduit, souvent indistinct. Fruit petit et sec, demeurant enfermé dans la base du tube du périgone qui se détache avec lui, à péricarpe membraneux ou à peine coriace; une seule graine à testa très fine, rigide mais très fragile. Cotylédons assez épais, albumen présent ou absent.A
A. G. J. H. AMSHOFF & G.-G. AYMONIN 1966: FLORE DU GABON, 11 MYRTACÉES et THYMÉLÉAGÉES. – PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DU GABON ET SOUS LA DIRECTION DE A. AUBRÉVILLE MEMBRE DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES D'OUTRE-MER PROFESSEUR AU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE

Distribution (General)

Pris dans son sens large, le genre Gnidia comprend sans doute entre 120 et 150 espèces: c'est le plus riche de la famille des Thyméléaceae. La grande majorité des espèces vit en Afrique continentale, avec une diversification nettement plus accentuée au sud de l'Equateur, surtout dans les chaînes montagneuses méridionales. On compte une vingtaine d'espèces (Lasiosiphon + Gnidia) à Madagascar, certains taxons étant liés au groupe d'espèces Englerodaphne, certains au groupe du Gnidia mollis Wright, certains au Gnidia (Lasiosiphon) socotrana (Balf. f.) Gilg. Moins de cinq espèces (probablement seulement deux) vivent sur le continent asiatique, dont une seule (« Lasiosiphon eriocephalus » Meissn.) aux Indes.

Aucune espèce de cet important genre n'a, jusqu'à présent, été récoltée sur le territoire du Gabon et l'on ne connaît que fort peu de mentions dans l'Oubangui ou dans les régions situées au nord-ouest de Brazzaville. Il est cependant hautement probable que l'on doive découvrir ultérieurement des espèces de ce genre répandu dans toute l'Afrique, soit dans des stations rocailleuses de régions montagneuses à peuplements forestiers peu denses, soit dans les savanes de l'est et du sud du pays (Franceville).

Aussi donnons-nous une clé incluant la plupart des espèces qui, se trouvant en Afrique occidentale, jusqu'au Cameroun, se retrouvent, pour bon nombre d'entre elles, soit dans l'Oubangui, soit à l'est et au sud du fleuve Congo.B
B. G. J. H. AMSHOFF & G.-G. AYMONIN 1966: FLORE DU GABON, 11 MYRTACÉES et THYMÉLÉAGÉES. – PUBLIÉE SOUS LES AUSPICES DU GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DU GABON ET SOUS LA DIRECTION DE A. AUBRÉVILLE MEMBRE DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES D'OUTRE-MER PROFESSEUR AU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE