Klainedoxa

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Klainedoxa

Wood

Le bois des Klainedoxa est très lourd et très dur.

Description

Mésocarpe fibreux. 5 noyaux très épais à fibres adhérentes renfermant chacun une graine.
Le bois des Klainedoxa est très lourd et très dur. Le genre ainsi est un des plus faciles à identifier qui soient.
Il n'en est pas de même des espèces ou variétés.
Les feuilles des Klainedoxa ont ces caractères communs d'être alternes, simples, très coriaces, glabres et d'être abritées dans le bourgeon par de grandes stipules très aiguës, falciformes, de plusieurs cm de long, et pouvant atteindre chez K. Büsgenii 15 cm de long. Les nervures latérales sont nombreuses (15-2o paires) et fines, mais à peine plus saillantes et accusées que les veinules qui constituent un réseau maillé, serré, uniforme, très apparent sur les 2 faces du limbe. Boutons floraux globuleux. La nervation aussi est caractéristique. Inflorescences en panicules terminales, absolument glabres. Fleurs courtement pédicellées, insérées isolément sur les axes. Pas de différence entre les fleurs des différentes formes.
Sépales 5, libres. Pétales 5, libres, blanc rosé, réfléchis dans la fleur épanouie. Étamines 10 à filets blancs grêles insérés sous un disque charnu jaune. Ovaire globuleux rose ou violet, à section subpentagonale, à 5 loges unio-vulées. Style blanc.
Fruits globuleux aplatis, un peu 5-lobés, durs, atteignant 12 cm de diamètre, 5 cm de haut, verts.

Taxonomy

Cette espèce est très polymorphe. Si on la considère dans un sens très large, elle est répandue dans toute la région guinéo-congolaise depuis la Guinée portugaise en Afrique occidentale jusqu'au Soudan et l'Ouganda à l'Est, et au Cabinda au sud. Dans cette aire très vaste elle se présente avec des feuilles parfois si diverses de forme que les botanistes ont tenté de la diviser en plusieurs autres espèces ou variétés du K. gabonensis. Engler a décrit d'abord en 1902 une variété oblongifolia à partir d'un spécimen du sud-Cameroun (Bipinde), puis une espèce K. Büsgenii trouvée également au sud Cameroun (Edea). Plus tard une troisième encore K. Mildbraedii du sud-Cameroun (Moloundou). En 1905 van Tieghem allait au delà et décrivait 15 espèces du Cameroun, du Gabon et du Congo belge. Enfin Vermoesen (1923) retenait 7 espèces pour le Congo belge, dont 3 nouvelles. Gilbert dans F.C.B. (1958) n'en conserve plus que 2. La F.W.T.A. pour l'Afrique occidentale ne conserve qu'une variété de l'espèce type de Pierre.

Le problème de taxinomie posé à propos de ce Klainedoxa gabonensis s.l. est donc difficile. Les caractères séparatifs ne peuvent porter que sur la forme des feuilles, les fleurs en effet sont les mêmes d'une forme à l'autre, les fruits sont plus ou moins gros mais il n'est pas prouvé que leurs dimensions soient liées aux diverses formes. S'il est évident qu'il y a des formes de feuilles très différentes les unes des autres, il existe aussi des formes intermédiaires. Il y a aussi ce fait que manifestement certaines variétés décrites, à feuilles très grandes et très allongées ne sont que des formes de jeunesse. Les feuilles semblent en effet varier beaucoup de forme et de dimensions avec l'âge de l'individu. De même la présence d'épines, qui a été constatée chez certains arbres est un caractère juvénile qui ne peut servir à caractériser une variété.

Les forestiers gabonais reconnaissent (Heitz) l'existence de deux formes, l'Eveuss à grandes feuilles qui est le K. gahonensis Pierre typique, et l'Eveuss à petites feuilles qui est la variété microphylla Pellegrin du K. gahonensis. Tous deux sont de grands arbres, ayant des aspects différents de la cime.

Nous limitant aux seules formes reconnues présentes au Gabon nous croyons pouvoir distinguer les formes suivantes, d'après les feuilles.
  • K. gahonensis Pierre (1896). Espèce type du genre. Feuilles largement ovées, parfois presque orbiculaires, arrondies ou obtuses à la base. Forme de l'Eveuss à grandes feuilles qui paraît fréquente au Gabon.
  • K. gahonensis var. oblongifolia Engler (1902). C'est la forme commune de toute l'Afrique occidentale. Les feuilles sont ordinairement plus petites que chez l'espèce type; elles sont ovées oblongues. Il n'est pas certain qu'elle existe au Gabon. Elle se rencontre cependant au Cameroun, dans l'Oubangui et au Congo.
  • K. gahonensis var. microphylla Pellegrin (1924). Eveuss à petites feuilles elliptiques, obtuses au sommet, arrondies ou obtuses à la base. Forme qui paraît endémique au Gabon.
  • K. Büsgenii Engl. (1911). Eveuss à très grandes feuilles elliptiques ou oblongues, arrondies et subcordées à la base; gros rameaux et très grandes stipules. Espèce type camerounaise; existe aussi au Gabon où elle est confondue avec le K. gahonensis, l'eveuss à grandes feuilles. Elle se trouve aussi au Congo.