Scitaminales

Primary tabs

Scitaminales

Description

Le cycle interne ne comporte qu'une demi étamine fertile (I seule loge), l'autre moitié étant pétaloïde. Les autres pièces de ce cycle sont également pétaloïdes:
1 labelle avec ou non un autre sta-minode chez les Cannacées; 2 pièces pétaloïdes chez les Marantacées, l'une en capuchon, souvent appendiculée, l'autre calleuse.
Plantes herbacées souvent grandes à feuilles engainantes à la base;
limbe à très nombreuses nervures parallèles.
Fleurs zygo-morphes de type 3, à périanthe différencié ou non. Androcée théoriquement formé de deux cycles de 3 étamines, mais parfois très modifié. Le labelle peut constituer la partie la plus visible de la fleur. Chez les Musacées et les Strélitziacées on rencontre généralement 5 étamines normalement développées, l'étamine manquante étant la postérieure du cycle externe. Chez les Zingi-béracées, le cycle staminal externe est représenté par deux sta-minodes plus ou moins développés, le cycle interne par une éta-mine fertile à 2 loges et par un grand labelle;
le connectif staminal est souvent pétaloïde.
Chez les Cannacées et les Marantacées, le cycle staminal externe est également pétaloïde, avec 0-I ou 2 pièces chez les Marantacées et 2 pièces chez les Cannacées.
Ovaire infère formé de 3 carpelles;
ovules généralement nombreux à placentation axile.
Chez les Cannacées, de plus, le style est pétaloïde.

Morphology

Cet ordre rassemble un certain nombre de familles apparentées par des caractères végétatifs et d'organisation florale remarquables.

Taxonomy

Deux familles: Zingibéragées et Marantacées comptent un certain nombre de genres gabonais. 3 autres familles, Musa-cées, Stréliziacées et Cannacées ont été introduites et leurs représentants sont cultivés soit comme plantes alimentaires, soit comme plantes ornementales.

Pour l'étude de cet ordre, on pourra consulter avec profit (outre les références données à propos de certaines familles) les ouvrages suivants:
A. Baker J. G. 1898: Scitamineae. – Flora of Tropical Africa 7: 293-331, B. Bertrand L. 1958: Contribution à l'étude anatomique des Marantacées africaines. – Bull. I.E.C. n° 15-16: 99-144, C. F. Kränzlin 1912: Cannaceae. – Das Pflanzenreich 4: 47, D. H. Winkler 1930: Musaceae, pp. 505-541. – In: Die Naturlichen Pflanzen-familien,, E. H. Winkler 1930: pp. 640-654. – In: Cannaceae, F. Hutchinson J. et Dalziel H. 1936: Zingiberaceae. – Flora of West Tropical Africa 2: 329-334, G. Hutchinson J. et Dalziel H.: – Cannaceae 2: 335, H. Hutchinson J. et Dalziel H.: – Marantaceae 2: 335-338, I. K. Schumann 1900: Musaceae. – Das Pflanzenreich 4: 45, J. K. Schumann 1902: Marantaceae. – Das Pflanzenreich 4: 48, K. K. Schumann 1904: – Das Pflanzenreich 4: 46, L. Pellegrin F. 1938: Zingibéracées, pp. 37-44. – In: La Flore du Mayombe, d'après les récoltes de M. G. Le Testu, Caen, M. Pellegrin F. 1938: pp. 45-49. – In: Marantacées, N. Schnell R. 1927: Clef empirique des principales Marantaceae Ouest-africaines. – Bull. I.F.A.N. n° 4, O. Th. Loesener 1930: pp. 541-640. – In: Zingiberaceae, P. Th. Loesener 1930: pp. 654-693. – In: Marantaceae, Q. Walker A. et Sillans R. 1961 – In: Les plantes utiles du Gabon